Ce document présente les activités et initiatives du programme SECAL III de la Caritas-Kongolo, notamment la promotion de la sécurité alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles et bien d’autres activités.
vous pouvez télécharger ce bulletin en cliquant sur le lien ci – dessous:
https://caritaskongolo.org/wp/wp-content/uploads/2026/04/Maendeleo-Kwetu-SECAL-PDF.pdf
Les comités d’observatoire des ressources naturelles (ORN) s’engagent dans la lutte contre la destruction de la biodiversité dans le cadre du projet SECAL/ Norvège.
- Leur rôle principal est la collecte, l’évaluation et le partage de données sur les ressources naturelles.
- Ils visent une gestion durable des ressources et une meilleure prise de décision politique, en s’appuyant sur l’expertise scientifique.
- Lors d’une séance, les membres ont exprimé leur engagement à lutter contre la déforestation, la mauvaise gestion de l’eau, la pollution et les pratiques agricoles nuisibles.
- Les menaces identifiées incluent la coupe abusive d’arbres, les feux de brousses, l’usage de produits toxiques pour la pêche, la pollution des sources d’eau, et le brûlage des champs.
- Les membres sont issus de diverses couches sociales : chefs de villages, leaders communautaires, associations, etc.
- Chaque comité compte 7 à 10 membres, se réunissant mensuellement dans plusieurs villages.
- Ils jouent un rôle de relais pour sensibiliser et documenter les abus environnementaux.
Lancement de la Campagne Agricole 2025–2026
Le lancement officiel de la campagne agricole 2025–2026 a eu lieu à Kongolo, sous le thème « promotion des chaînes de valeurs agricoles ».
- La cérémonie a eu lieu le 3 octobre 2025, organisée par Caritas Kongolo dans le cadre du programme SECAL III.
- Le but est de motiver les agriculteurs à commencer leurs activités dès le début de la saison.
- Kongolo, considéré comme un grenier agricole, approvisionne aussi Nyunzu, Kabalo et Manono.
- Des semences améliorées ont été distribuées aux producteurs pour augmenter la production.
- Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude, soulignant une amélioration de la disponibilité alimentaire dans la région.
- Les agriculteurs ont demandé l’aménagement des routes pour faciliter l’évacuation des produits.
- La campagne vise aussi à renforcer la production durable et la gestion des ressources naturelles.
Témoignage de Madame MUKEMWENDO sur la Revalorisation du Manioc Butamu
Une agricultrice, Madame Kitenge Muke Mwendo, a conservé pendant 13 ans des boutures de manioc de la variété Butamu, disparue dans la zone.
- Elle a commencé en 2013, après avoir été abandonnée par son mari, avec 6 enfants.
- La variété Butamu, résistante aux maladies comme la mosaïque, est très recherchée.
- Elle a cultivé 50 ares pour la consommation et 25 ares pour la multiplication.
- Depuis 2019, la variété Butamu a résisté à la pourriture et autres pathologies.
- Elle vend 1 sac de 50 kg de boutures à 15 000 FC (6,5 USD), pouvant vendre jusqu’à 10 sacs par semaine.
- Ses revenus lui permettent de scolariser 4 enfants, payer les soins médicaux et améliorer sa maison.
- La Caritas rachète ses boutures pour soutenir d’autres ménages dans le cadre du programme SECAL.
- Son exemple encourage d’autres agriculteurs à conserver et multiplier cette variété précieuse.
Transformation d’un Paysan en Fournisseur de Gombo
Monsieur MAPRA José, président de l’association BANA MIVULA, est devenu un fournisseur majeur de gombo dans les marchés de Kongolo.
- Accompagné par Caritas dans le cadre du projet SECAL, il a choisi la culture du gombo pour sa rentabilité.
- Après avoir reçu des semences améliorées en 2017, il a multiplié la culture sur 25 ares, puis sur 50 ares.
- Son rendement est supérieur à celui du maïs sur la même superficie.
- Avec 2 hectares de gombo, il récolte trois fois par semaine, générant 240 000 FC (88,8 USD) par cycle.
- Ses produits sont de haute qualité, ce qui lui permet de fournir d’autres ONG et de vendre régulièrement.
- Il a investi ses revenus dans une maison, 12 étangs piscicoles, une moto, et d’autres biens.
- Son succès inspire d’autres agriculteurs à adopter cette culture rentable.
